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Les
débuts
La Bibliothèque Africaine trouve son origine en 1999 suite à une
invitation lancée par El Hadj Fall à Mohamed Elbaz,
Christophe Boulanger et Olivier Derousseau à participer
aux Dix heures de Wazemmes. Pour cette fête annuelle de
l’association sociale culturelle et sportive Le Salséro,
ceux-ci ont proposé Le Taxi palabre. Les passagers du
taxi étaient conviés à une déambulation
dans la ville pendant laquelle ils pouvaient entendre, grâce
aux casques, des extraits d’entretiens avec des écrivains
mais aussi des témoignages de membres de l’association,
la promenade était complétée par un appel à don
de livres pour la bibliothèque. C’est ainsi que
les premiers deux cents ouvrages ont été envoyés
ou déposés au café en 2000. Les donateurs
pouvaient, s’ils le souhaitaient, écrire quelques
mots sur la première page de l’ouvrage afin de témoigner
de leur engagement dans cette aventure.
Ventes de multiples, éditions et œuvres
Nous avons organisés la même année, avec
Jean-Sylvain Bieth, la première vente d’éditions
et multiples d’artistes au profit de la bibliothèque.
La rapidité de mobilisation des artistes, auxquels s’étaient
joints deux éditeurs fût étonnante, et
malgré les prix de vente fixés volontairement
très bas, le bénéfice de la journée
fut, hors frais, de 14 000 francs. Cette somme fut affectée à la
construction de la bibliothèque et permis d’effectuer
les premiers achats de livres.
La deuxième vente fût organisée en juin
2002, les artistes auxquels s’étaient joints quelques écrivains
et réalisateurs de film documentaires répondirent
aussi promptement et généreusement que lors de
la première édition. Trois établissements
de la rue nous avaient ouverts leur porte : Le restaurant
le Zagros, le bar jazz, le K13 et le café L’Etrange;
Les membres du bureau de l’association tenaient les caisses,
organisaient les comptes et participaient à la vente
des livres et objets. Entre-temps, la bibliothèque fût
officiellement inaugurée le 19 janvier 2001.
En 2003 Guillaume Demey rejoignait l’équipe de
la bibliothèque et Ada Bessomo, qui avait crée
les cafés littéraires, au Salsero, alimentait
nos recherches de nombreuses petites listes d’ouvrages
de littérature et d’écrivains.
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Pourquoi
une bibliothèque
sur l’Afrique et ses diasporas à Lille ?
Une autre origine du projet se trouve dans l’activité de
l’association A.C.S.S du Salsero qui se nomme depuis 2003
Le Salsero Social Club. Celle ci s’est mobilisée à plusieurs
reprises pour l’envoi de livres au Sénégal.
Elle est venue naturellement au constat que si il pouvait être
utile d’envoyer des livres en Afrique, il était
tout à fait indispensable de faire venir des livres de
la bas. De découvrir, redécouvrir et de contribuer à faire
connaître des auteurs et des littératures. Cela
nous permis de nous inscrire dans la vitalité de la présence
africaine dans la métropole lilloise, aux côtés
par exemple de Fest Africa, Attacafa, d’Ozila, ou du CRAO.
Où, quand, comment ?
La bibliothèque est située au café Le
Salséro, 19 rue Henri Kolb à Lille ; elle
est un lieu populaire aux conditions faciles d’accès.
Les revues et ouvrages sont consultables sur place. Pour l’emprunt,
il est demander d’adhérer à l’association
pour la somme de 8 euros pour un an, en cas de gène
financière il est possible de trouver des solutions.
Il n’est possible d’emprunter que deux ouvrages
simultanément. Tout emprunt doit être enregistré au
bar, suite à la présentation de la carte de membre
actif.
Le café est ouvert tous les jours, sauf le dimanche,
de 17 heures à 2 heures.
La rue Henri Kolb se trouve entre la rue Gambetta et la rue
des postes.
Qui ?
La Bibliothèque est la propriété de l’associationn
loi 1901 Salsero social Club. Elle est gérée
par N’diogou Ba, Christophe Boulanger, Guillaume Demey
et El Hadj Fall. Les décisions les plus importantes
sont débattues et votées lors des réunions
mensuelles de l’association, l’ensemble des membres
actifs y sont les bienvenus. |
Une économie
informelle ?
La Bibliothèque Africaine se constitue toujours grâce
aux dons, mais aussi par des achats. En 2000 et 2002, deux ventes
d’œuvres d’art ont été organisées
pour financer ces acquisitions. De nombreux artistes ont généreusement
répondu en donnant une ou plusieurs œuvres qui étaient
vendues au profit de l’association. Il était important
de s’inscrire dans une économie informelle d’échanges,
de dons et de micro financements. La Bibliothèque ne demande
et donc ne reçoit aucune subvention publique. Si le but
premier est de mettre à la disposition du plus grand nombre
des ouvrages de référence ayant trait à l’Afrique,
il s’agit aussi d’inventer la façon dont nous
voulons vivre ensemble. Pour l’avenir, toutes les possibilités
restent ouvertes.
Le Fond
Le fond comporte actuellement 800 ouvrages référencés.
Qui se divise en 20 domaines.
Le classement des livres dans la bibliothèque n’obéit
pas à la norme Dewey ou autres systèmes de classement.
Eminemment subjectif, il résulte de la constitution
et de l’histoire de la bibliothèque Africaine.
Avenir
Enrichir le fonds en encourageant les dons : appel à dons
Trouver des fonds propres :Une nouvelle vente d’art
sera organisée l’hiver 2005
Financer la constitution d’une “ bibliothèque
orale ” composée d’enregistrements
d’écrivains et de témoignage divers, le
fonds commence à s’établir mais nous n’avons
pas encore trouver de crédit pour le développer
et le porter à la connaissance du public.
Financer et organiser des rencontres et débats en complément
des cafés littéraires d’Ozila. |